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  • Défi Atlantique GPO 2019

J-2 avant le départ du Défi Atlantique Guadeloupe > Horta > La Rochelle

Partir en été, pour arriver au printemps... C’est bien la grande singularité du Défi Atlantique Guadeloupe > Horta > La Rochelle, pendant de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe partie l’hiver dernier rallier l‘été Guadeloupéen. 12 Class40 qui se sont d’une manière ou d’une autre illustrés dans le cadre de la grande classique Malouine en solitaire, « rentrent samedi à la maison », quittant la chaleur Guadeloupéenne pour la France et La Rochelle, en course, en équipage réduit, sur une route peu usitée de l’ouest vers l’est, autour de l’anticyclone des Açores. 39 marins sont répartis sur les différentes unités, en double et jusqu’à quatre membres d’équipage, selon les choix des skippers, traduisant la belle souplesse d’une Class40 toujours plus séduisante.



Une course d’alizées, en bordure des dépressions d’Atlantique Nord

A la manière des vaisseaux d’autrefois, c’est par une route plein nord à 90° de l’objectif Açorien, que les 12 protagonistes vont aborder ce Défi Atlantique Guadeloupe > Horta > La Rochelle, premier du nom. « Le jeu consiste à contourner le vaste anticyclone dit des Açores qui occupe l’Atlantique, pour aller chercher des vents portants de secteur ouest » explique Christian Dumard, prévisionniste de Great Circle, le partenaire météo de la course. « C’est un jeu tout en subtilité qui est proposé aux navigateurs. Aller trop nord, en plus de rallonger la route, c’est prendre le risque de rencontrer du vent très fort. Et rester trop sud, c’est jouer avec les zones de vent faible et risquer la pétole. Le couloir favorable n’est pas très large, et il sera même, au 5ème jour de course, particulièrement étroit. L’arrivée sur l’archipel des Açores et Horta n’est pas encore clairement prévisible. On ne peut exclure la présence de petites dépressions qui peuvent imposer une navigation au plus près du vent. C’est vraiment une route météorologiquement passionnante, qui offre beaucoup de jeu aux équipages. La neutralisation à Horta, pour un redémarrage plus tard vers La Rochelle, permettra aux « piégés » de l’anticyclone de se refaire par la suite, et de naviguer au contact jusqu’à l’arrivée… »


Genèse d’une épreuve appelée à se pérenniser.

« Cette course, nouvelle épreuve au calendrier de la Class40, présente de nombreuses singularités. » explique Alain Pochon, Président de Grand Pavois Organisation. « Au départ, elle répond à une demande des coureurs, vite relayée par la Class40. Cette requête a rencontré l’adhésion des deux acteurs incontournables de toute transat, une ville de départ et une ville d’arrivée. La Guadeloupe a souhaité prolonger le souffle et l’engouement de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, et nous sommes à la Rochelle nombreux à penser que la ville et son port méritent une grande épreuve hauturière, pour encourage l’ancrage durable de projets sportifs de haut niveau. Horta s’est imposée naturellement comme ville étape, qui va permettre de rassembler la flotte pour un nouveau départ, et envisager une arrivée relativement groupée des protagonistes à la Rochelle. Notre épreuve est l’une des rares transats, avec Québec-Saint Malo, à se disputer d’Ouest en Est. Les marins adorent car ils vont être confrontés à de nouveaux choix de route, susceptibles de générer de beaux bouleversements. Notre plateau aurait pu être plus étoffé sans les inévitables abandons et incidents de la Route du Rhum. Ce nouveau RDV appelle à être pérennisé, et il n’est pas déraisonnable de rêver à une prochaine édition rassemblant jusqu’à 30 bateaux de cette si dynamique Class40. »


Ils ont dit :


Denis Hugues, Directeur de course

« Le Défi Atlantique est vraiment une épreuve originale. On part de l’Ouest et on fait route à l’Est, avec une première étape assez compliquée autour de l’anticyclone, et une deuxième manche qui peut aussi imposer aux coureurs de grands détours. C’est une première édition. J’aimerai que le Défi Atlantique devienne une grande classique. Je trouve très intéressant, en fonction du choix du nombre des équipiers, de voir ce qui fonctionne pour tel ou tel bateau. Le double est un choix intéressant avec des pilotes automatiques qui fonctionnent très bien. Le choix de 3 ou 4 équipiers se défend aussi. On va pouvoir jauger aux arrivées de la pertinence de ces choix. Le plateau est relevé et sur chaque bateau on trouve des « teigneux », des gars qui partent pour la gagne. On envisage 8 jours pour la première étape, en fonction des conditions sur l’archipel des Açores. »


Loïc Féquet, Tibco

« On se prépare au départ. On termine le bricolage d’après hivernage. On calcule l’avitaillement et on se met dans la météo. C’est une course retour du Rhum. On ramène le bateau à la maison. On va s’arrêter à Horta, et ce sera une grande première pour moi. J’aime le solitaire mais revenir en équipage permet de remercier tous les gens qui m’ont aidé, les fidèles depuis le Multi50. Benoit Champanhac devrait être mon co-skipper sur la Transat Jacques Vabre si nous parvenons à réunir le budget. Les absents ont toujours tort et c’est tant pis pour ceux qui ne sont pas là. Il y a un super niveau et on va pouvoir entrer de plain pied dans la nouvelle saison. »


Emmanuel Le Roch, Edenred

« On est impatient de partir. On sent que tout le monde est prêt. Le parcours change totalement du système classique des transats d’Est en Ouest. On va rencontrer des conditions changeantes, avec une route très tactique. Je suis heureux de cet arrêt à Horta. La flotte sera regroupée. Je pars en équipage réduit dans la perspective de la Transat Jacques Vabre, en double, un format que j’aime beaucoup. Edenred ne fait pas partir des bateaux récents. On sait qu’on est moins rapide travers au vent mais nous aurons toutes les conditions sur ce parcours et on aura des coups à jouer. »


Danielle Vanhove, Yoda

« Ce sera ma première transat, et en Class40. Cela s’annonce spartiate. Je suis très admirative des femmes skippers comme Miranda (Merron). Elle a un profil exemplaire que j’admire beaucoup. J’ai répondu avec enthousiasme à l’invitation de Franz Bouvet. Il faut être polyvalent sur ce type de bateau. Il faut, en tant que femme, bien anticiper les manoeuvres qui peuvent être très lourdes. Je m’intéresse à la météo, et on va travailler en parallèle avec Franz. »


Aymeric Chapelier, Aïna Enfance et Avenir

« Pas de pression particulière. Le bateau est prêt et on a hâte de rentrer à la maison. Cette traversée d’Ouest en Est est une première pour moi. On a va avoir des conditions sympas mais il règne une grande incertitude sur la zone d’arrivée. L’Atlantique nord est actif, avec de petites dépressions instables. Horta fait partie de mes destinations préférées. On y est toujours remarquablement accueilli et on y va avec grand plaisir. »


Miranda Merron, Campagne de France

« Il y a toujours un peu de tension avant une transat. Traverser l’Atlantique a été, est et sera toujours une grande aventure pas anodine. Je vais essayer de faire en sorte de ne pas décevoir Halvard. J’aime naviguer en double et avec Didier (Le Vourch) qui est un immense marin, on va vite trouver nos marques. Il y aura beaucoup d’échanges et toutes les décisions seront collégiales. »


Denis Van Den Brink / GPO

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