Rechercher
  • Défi Atlantique GPO 2019

"Je suis fier de m'être battu contre tous ces grands skippers !"

Les quatre hommes du très anglo-saxon équipage de Colombre XL (USA, Canada, Pays-Bas et France) ont fait un long voyage, plus de 2 500 milles effectivement parcourus entre La Guadeloupe et Horsa.

Tous les schémas d’une grande aventure océanique ont été revisités par Charles Louis Mourruau, Sam Fitzgerald, Tom Gayford et Jose Angel Gertjan, depuis les irritants et pénalisants problèmes mécaniques, de voile en l’occurrence, jusqu’aux fantaisies de Dame Nature, taquine à souhait quand il s’agit de contredire les prévisions météos les plus sophistiquées.



7èmes à Horta, les Colombre XL Boys ont fait étalage d’une cohésion et d’un esprit d’équipe dans la droite ligne de la conception un peu traditionnelle de la voile de haut niveau envisagée par Charles-Louis. Au final, une transat maitrisée dans un excellent esprit, qui encourage plus que jamais le jeune skipper français à poursuivre sa voie dans cette Class40 de tous les attraits.


Charles louis Mourruau :

« La course a été un peu plus longue que prévu. Chaque jour, le routage rallongeait notre date d’arrivée. Je suis surpris d’avoir traversé tant de zones sans vent. L’anticyclone des Açores est aussi constitué de petites bulles sans vent qui parsèment la route. On a perdu très vite notre grand spi, et cela nous a pas mal pénalisé pour traverser ces zones de transition. Le spi médium ne nous permettait pas de faire de bons angles de descente dans le vent. Les obstacles et les difficultés ont resserré les liens entre nous. Partir à quatre, avec l’Américain Sam Fitzgerald, le Néerlandais Jose Angel Gertjan et le Canadien Tom Gayford était un bon choix… ils ont tout donné quelles que soient les conditions. On a beaucoup barré, à raison d’une heure chacun. On tournait et on se revoyait tous sur le pont. On s’est bien marré. Je garderai en mémoire l’image impressionnante de la formation d’une dépression au cœur de l’Atlantique. Un énorme nuage en forme de C, avec le front chaud et la pluie, le front froid noir avec des éclairs, et qui progresse à vitesse étonnante. Apocalyptique et magnifique. Je suis fier de m’être battu face à tous ces grands skippers de la flotte. J’espère atteindre ce niveau un jour. J’ai appris la voile chez les Anglo-Saxons. J’aime leur calme, leur assurance. C’est une culture qui m’est chère, cette maitrise que doit avoir un capitaine. »



123 vues
  • Facebook Défi Atlantique
  • Twitter GPO Nautic Events