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  • Défi Atlantique GPO 2019

Made in Midi - Kito embarque Jaco sur son bateau


Source Communiqué de Presse Made In Midi


Kito de Pavant s’est associé les services de son ami Jacques Caraës sur le Class40 « Made in Midi » pour le Défi Atlantique, entre Guadeloupe et Charente-Maritime, avec une escale à Horta, aux Açores. Et si l’idée première est de célébrer une amitié de vingt ans entre le Sudiste et le Breton, il va falloir compter sur le duo de loups de mer expérimentés dans cette nouvelle transat « à l’envers » en équipage réduit, réservée à une catégorie des Class40 au niveau très relevé. Après une prometteuse 5e place sur la dernière Route du Rhum - Destination Guadeloupe et un hiver passé aux Antilles pour s’étalonner sur la RORC Caribbean 600 à Antigua et l’Heineken Regatta à Saint-Martin, Kito de Pavant poursuit ainsi un programme 2019 chargé dont le point d’orgue sera la participation à la Transat Jacques Vabre en double, entre Le Havre et Salvador de Bahia (Brésil), départ le 24 octobre 2019.


« C’était en 1999, à Port Leucate au départ de ma première en Figaro, la Porquerolles Solo. Il y avait de drôles de clients sur le circuit. Le Cam, Poupon, etc. Et le premier Breton qui m’a adressé la parole, c’était Jacques… ça fait pile vingt ans ». Oui, vingt ans que Kito de Pavant et Jacques Caraës ont débuté une véritable amitié, entre navigations ensemble et retrouvailles sur les pontons. Et c’est pour célébrer à leur façon cette entente « celto-sudiste » que les deux compères vont prendre le départ, le 23 mars prochain, du Défi Atlantique, transatlantique entre Guadeloupe et La Rochelle, via les Açores, réservée aux Class40.

« Après l’arrivée de la dernière Route du Rhum, on s’est retrouvé à Pointe-à-Pitre pour boire un coup, ou deux, sourit Kito. Jaco avait besoin de souffler, après avoir été directeur de course de cette édition 2018 réellement stressante. Il avait envie de naviguer, je lui ai proposé de faire le Défi Atlantique avec moi. Et voilà... ».


Jacques Caraës : « Fier que Kito m’ait proposé cette course avec lui »


Et voilà comment le Class40 « Made in Midi » va se retrouver mené par deux drôles de clients se rapprochant de la soixantaine. Mais l’âge des marins ne se compte pas en années, plutôt en milles parcourus. Et là, il y en a, des heures de vol. Enfin de navigation.


A ma droite, Kito de pavant, 58 ans révolus dont une bonne quarantaine à tracer son sillage, souvent en solo, sur les mers du globe, histoire de se tricoter un palmarès aussi grand qu’un spi de 60 pieds.


A ma gauche, Jacques Caraës, la soixantaine toute proche, ravi de réactualiser un CV de marin à faire pâlir un concurrent à l’arrivée de la Mini Transat après trente jours de mer…


Deux marins reconnus, appréciés, soudés par une complicité de gamins, prêts à additionner leurs expériences pour donner du fil à retordre aux jeunes costauds de la Class40. Tout en s’amusant.


« J’ai été fier que Kito m’ai proposé de faire cette transat avec lui, lâche Jacques Caraës. C’est vrai qu’après le Rhum, j’avais besoin de décompresser. Et je trouve que célébrer nos vingt ans d’amitié de cette façon c’est une bonne idée. D’un autre côté, moi qui ai décroché de la compétition depuis 2010 (après avoir remporté le Trophée Jules Verne…), pour me consacrer aux directions de course, c’est une opportunité géniale de repasser de l’autre côté du comptoir, de me replonger dans la peau d’un concurrent, dans la réalité d’une course au large. Une piqûre de rappel. J’espère surtout que je serai au niveau. Mais bon, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas ».


Kito de pavant : « Jaco, il a tout fait et tout gagné sur un peu tous les bateaux »


Pas vraiment inquiet de ça, Kito de Pavant : « Jaco, il a tout fait, sur un peu tous les bateaux qui existent. Et il a tout gagné. Ce n’est pas pour rien que tous les grands skippers l’ont embarqué avec eux. C’est une véritable encyclopédie de la course au large. Une énorme expérience et de grosses compétences. Et un mec agréable à vivre à terre et en mer. L’idée est de se faire plaisir, de se marrer. Mais il va y avoir du niveau, il va y avoir du match. Et on aime ça ».


« C’est sûr qu’on ne va pas laisser notre part aux chiens », renchérit Jacques Caraës, remonté comme pour sa première régate. Et ravi de cette drôle d’association de bourlingueurs. Mais comme on dit : c’est avec les vieux potes qu’on fait les meilleures courses, non ?

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